Une usagère, atteinte de sclérose latérale amyotrophique, conteste le manque d’accès aux services d’aide à domicile, faute de ressources financières suffisantes dans le programme de services intensifs de soutien à domicile (SISAD).
L’espérance de vie pour une femme dans la cinquantaine atteinte de sclérose latérale amyotrophique est de 3 à 5 ans. L’usagère vit présentement dans un centre de réadaptation, mais souhaite retourner vivre à son domicile. Toutefois, elle se déplace en fauteuil roulant motorisé et a besoin d’aide pour toutes ses activités de la vie quotidienne.
Son conjoint, profitant du programme d’adaptation du domicile, a adapté les lieux physiques afin qu’ils deviennent accessibles pour l’usagère. Cependant, celle-ci a aussi besoin de services de soutien à domicile et a fait une demande à cet égard au Centre de santé et de services sociaux de sa région (CSSS).
Une évaluation de ses besoins a alors été faite. Le comité de détermination de SISAD a accueilli sa demande d’aide, mais l’a informée qu’elle était placée en liste d’attente faute de budget suffisant.
Dans un objectif d’amélioration de la qualité des services à domicile, le Protecteur du citoyen a recommandé au Centre de santé et de services sociaux de :
Le Centre de santé et de services sociaux a accepté de donner suite à la demande du Protecteur du citoyen.
De plus, considérant l’évolution rapide de la maladie de l’usagère, l’établissement a jugé qu’il y avait urgence d’agir. Dans le contexte où le conjoint de l’usagère partage son choix et offre son entière collaboration et que l’adaptation du domicile sera terminée bientôt, le CSSS a décidé de prendre des mesures exceptionnelles pour actualiser son plan de services.
Ainsi, dès que la résidence sera tout à fait accessible, le CSSS s’est engagé à lui allouer 35 heures de services par semaine grâce au Chèque emploi-service. Bien que cela ne représente pas la totalité des services requis, tous ses besoins d’aide pour les activités quotidiennes seront comblés de même qu’une partie de ses besoins en aide domestique.
L’usagère est satisfaite de l’engagement de l’établissement et a confiance qu’elle et son conjoint pourront organiser les services pour assurer son maintien à domicile, en toute sécurité.
Les personnes intéressées par ce sujet peuvent consulter le rapport d’enquête Chez soi : toujours le premier choix? L’accessibilité aux services de soutien à domicile pour les personnes présentant une incapacité significative et persistante
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© Le Protecteur du citoyen 1999-2011