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Centre hospitalier - Qualité des soins de fin de vie : manquements

Publié le 2011-05-09

Une personne se plaint que sa mère n’a pas reçu les soins de confort requis par son état de santé alors qu’elle séjournait dans un centre hospitalier de services généraux et spécialisés.

À peine admise, sa mère a connu une rapide détérioration de sa condition et son décès est devenu imminent. Selon la citoyenne, non seulement certains soins de confort n’ont alors pas été prodigués, mais le personnel a refusé que la famille reste au chevet de la malade.

La plainte de la citoyenne portait sur :

  • les soins de confort inadéquats dispensés à sa mère lors de l’aggravation de son état.

L’enquête du Protecteur du citoyen a révélé que :

Concernant les soins de fin de vie

  • la Politique ministérielle sur les soins palliatifs de fin de vie favorise l’accessibilité, la continuité et la qualité des services d’accompagnement et de soins de fin de vie;
  • une demande avait été faite au comité de gestion du Centre afin que soient aménagées à l’unité de soins de courte durée deux chambres dédiées à la clientèle qui requiert des soins palliatifs de fin de vie;
  • à la suite de la dégradation de l’état de santé de la mère de la citoyenne, le médecin a prescrit des soins de confort de fin de vie. Ces soins visent le bien-être global de la personne et le maintien d’une qualité de vie optimale;
  • il n’y a aucune mention au dossier de l’usagère quant aux soins prodigués au cours de la nuit, au moment où son état était à son point le plus critique. Il a donc été impossible pour le Protecteur du citoyen de savoir si elle avait reçu des soins de confort appropriés.

Concernant la présence de la famille au chevet de l’usagère

  • la gestionnaire responsable a déploré qu’on ait demandé à la famille de quitter les lieux en raison des heures de visites;
  • bien que les conditions optimales pour assurer aux usagers ainsi qu’à leurs proches la meilleure qualité de vie possible dans un contexte de fin de vie semblaient absentes, les bénévoles du Centre projetaient certaines mesures, notamment l’aménagement de leur local en salon afin d’être mieux en mesure d’accueillir les familles des usagers.

Concernant la formation du personnel en matière de soins palliatifs

  • la Politique sur les soins palliatifs de fin de vie prévoit que toute personne qui, même sporadiquement, intervient auprès des usagers en fin de vie doit avoir une formation adéquate;
  • le personnel de l’unité où a séjourné l’usagère répondait à une clientèle diversifiée, exigeant différents types de soins;
  • le Centre n’offrait aucune formation sur les soins palliatifs et n’avait pas de politique formelle en matière de formation continue pour son personnel;
  • un coordonnateur des services de soins palliatifs ainsi qu’une infirmière « monitrice clinique » pour le secteur d’hospitalisation de courte durée devaient toutefois être embauchés par le Centre.

Le Protecteur du citoyen a recommandé au Centre hospitalier :

  • d’offrir dans les cinq mois suivant la fin de son enquête, de la formation appropriée au personnel susceptible de s’occuper d’une clientèle en fin de vie;
  • d’effectuer, dans un délai de deux mois, un rappel auprès du personnel infirmier de l’unité de courte durée au sujet de l’importance de rédiger des notes d’observations complètes et précises au dossier de l’usager.

Le Centre a accepté et suivi les recommandations du Protecteur du citoyen.

De plus, l’adjointe au directeur du programme de santé physique du Centre s’est engagée à instaurer un système d’autorisation permettant la visite des proches en dehors des heures prévues, ce qui a été fait.