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Centre hospitalier - Accès à des services de physiothérapie : délais déraisonnables

Publié le 2011-09-27

Une usagère dépose une plainte contre un centre hospitalier. Le Protecteur du citoyen constate qu’elle est en attente de services de physiothérapie dans cet hôpital  depuis 5 ans.

À la suite d’une pré-évaluation, la situation de l’usagère avait été jugée « semi-urgente ».  On lui avait alors conseillé de recourir à des services privés car l'attente était très longue pour les personnes dans cette situation. La liste d’attente de plus de 600 usagers faisait en sorte que seuls ceux se trouvant en situation « urgente » bénéficiaient des services.

Le Protecteur du citoyen a donc initié une enquête :

  • afin d’examiner les délais d'attente pour obtenir les services d'un physiothérapeute.

L’enquête du Protecteur du citoyen a révélé que :

  • plus de 600 personnes attendaient afin d’obtenir les services d’un physiothérapeute;
  • le centre hospitalier ne disposait pas des ressources nécessaires en physiothérapie pour réduire de façon significative les délais;
  • seuls les cas « urgents » ou ceux qui sont référés par la Commission de la santé et de la sécurité du travail sont traités rapidement en vertu d’une entente selon laquelle leurs patients sont vus à l’intérieur d’un délai de 5 jours;
  • le Commissaire local aux plaintes et à la qualité des services avait prévenu la citoyenne qu’il était improbable que l’établissement puisse lui offrir les services de physiothérapie demandés. Il lui conseillait de s’adresser à des cliniques privées de physiothérapie.

Étant donné que l’établissement agissait conformément à la Loi sur les services de santé et les services sociaux, par le biais d’une offre de services reflétant les ressources disponibles, le Protecteur du citoyen n’a fait aucune recommandation. Cependant, il demeure vigilant pour s’assurer de l’équité dans l’accès aux services entre les personnes qui ont les revenus suffisants pour avoir une assurance privée ou la capacité de se payer des services privés et les autres qui hésiteront à s’offrir ces services ou y renonceront, au détriment de leur état de santé.