Le Protecteur du citoyen a été informé par un tiers qu’une personne était gardée contre son gré dans un centre hospitalier depuis près d’un mois.
On alléguait, entre autres, que les délais d’application de la mise sous garde préventive n’avaient pas été respectés,
que la personne hospitalisée avait été mise en isolement sans motif valable et qu’elle avait fait l’objet de marchandage pour l’obtention de ses vêtements personnels et de ses droits de sortie.
De plus, l’usagère aurait été exclue d’une rencontre entre l’équipe soignante et sa famille où il était question, notamment, des soins devant lui être prodigués et des recours possibles de l’établissement dans le but de lui donner ces soins sans son consentement.
Les plaintes et signalements relatifs aux actes médicaux échappent à la procédure générale d’examen des plaintes et suivent un cheminement particulier. Par conséquent, la demande liée à la décision du médecin de tenir une rencontre familiale sans la présence de l’usagère devait être transmise au Commissaire local aux plaintes et à la qualité des services pour qu’il l’achemine au médecin examinateur de l’établissement.
Le CSSS a accepté toutes les recommandations du Protecteur du citoyen. Bien que plusieurs recommandations soient déjà implantées, d’autres sont en voie de l’être.
© Le Protecteur du citoyen 2013