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Québec, le 28 août 2003 – Dans le cadre de la consultation publique sur les « scénarios de développement et de financement pour assurer la pérennité, l’accessibilité et la qualité des services de garde », la protectrice du citoyen invite le gouvernement à la prudence. Elle est d’avis que la réflexion conduite sur les services de garde ne peut être dissociée de celle touchant la politique familiale puisqu’intimement liée à la difficile conciliation travail-famille, au désir d’accroître la natalité et à la lutte à la pauvreté, particulièrement celle des enfants.
Madame Champoux-Lesage demeure convaincue de l’importance de poursuivre le développement du réseau des services de garde mais estime que l’État doit faire preuve de flexibilité afin que les places disponibles répondent réellement aux besoins spécifiques des familles. Qu’il nous suffise de penser au manque d’espace en garderie dans les régions, aux horaires atypiques des travailleurs et aux enfants présentant des caractéristiques particulières qui ne peuvent bénéficier de services.
La protectrice du citoyen s’étonne de ne pas retrouver dans les scénarios proposés d’élément prenant en compte la taille de la famille. Il s’agirait d’une mesure supplémentaire qui témoignerait de la solidarité avec les plus démunis et démontrerait une volonté d’accroître le développement de la natalité.
Madame Champoux-Lesage se réjouit que les scénarios soumis par le gouvernement assurent l’accessibilité financière aux prestataires de la sécurité du revenu. Par ailleurs, elle s’inquiète de ceux qu’elle qualifie de « pauvres sans statut » que sont les familles de deux ou trois enfants avec un faible revenu annuel et qui ne peuvent assumer quelqu’augmentation que ce soit aux coûts de la vie sans que cela affecte les enfants. Cette crainte est également présente pour certains étudiants, des travailleurs à statut précaire et des familles monoparentales.
Bien que la protectrice du citoyen partage la préoccupation du gouvernement sur la nécessité d’un débat public sur le développement et le financement du régime, elle déplore cependant le peu de temps alloué pour la consultation. Un délai de dix jours, avant la rentrée scolaire n’offre pas des conditions favorables ou propices à favoriser un débat de fond pour discuter d’une problématique aussi fondamentale.
La consultation menée conjointement par le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille et la Ministre déléguée à la Famille doit permettre une réflexion élargie sans chercher à limiter les propositions à des variations du modèle actuel.
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